Coronavirus : Maintenant … et après …

Nous vivons actuellement l’évènement le plus important depuis la deuxième guerre mondiale. Aux dernières nouvelles, plus de trois milliards de personnes sont confinées dans le monde.

Concernant la nature du virus et la stratégie la plus efficace pour stopper l’épidémie, voici le meilleur article scientifique que j’ai lu sur la question.

Quant au coût psychologique de la situation, il devient de plus en plus haut.

Un grand nombre de personnes confinées passent leur temps à écouter les informations anxiogènes diffusées sans arrêt par les medias. Dans les homes, beaucoup de personnes âgées sont seules. Pensons aussi à ces jeunes confinés qui tournent en rond comme des lions en cage.

Quant au retour au travail après le confinement, sera-t-il perçu comme un retour de vacances ? Voici un article écrit par un collègue à ce sujet.

Par rapport à la finance et l’économie mondiale : nous vivons un crash mondial en direct. Celui-ci passe en deuxième plan pour l’instant vu la focalisation médiatique sur le virus. En attendant, de très nombreuses entreprises sont menacées de faillite et un nombre très important de personnes sont en chômage technique. Les chaines de distribution basées sur la mondialisation se fissurent. A l’heure de la globalisation, la fabrication d’une voiture nécessite des composants d’au moins 30 pays différents.

Il est une chose dont nous pouvons être certain : rien ne sera plus comme avant. Je vous invite à visionner cette vidéo très courte du premier ministre français. Tout est dit.

Nous vivons un changement de paradigme. Si nous voulons être honnête, nous devons admettre que le paradigme que nous quittons ne tenait plus la route. De nombreux signaux socio-économiques et environnementaux nous indiquaient que la machine globale était “grippée” / “coronavirée”. Ce virus a été le cygne noir, le battement d’aile du papillon provoquant l’écroulement d’un édifice en délabrement avancé.

Actuellement, nous sommes dans l’entre deux : nous savons ce que nous quittons mais nous ignorons où nous allons. Selon mon analyse, une grande partie de la peur viendra de notre incertitude sur l’avenir. Nos croyances, nos certitudes, nos dogmes à bien des niveaux (travail, couple, famille, …) devront être remis en question et ce n’est pas une mince affaire, tant ceux-ci ont façonné nos quotidiens.

Il nous appartient d’imaginer dès à présent le nouveau monde que nous souhaitons construire. Il nous appartient de redéfinir en profondeur notre relation à la nature. Il est temps de nous réveiller et d’oser exprimer sans plus aucune retenue nos idées, nos talents, notre plein potentiel. Dans “l’ancien monde”, beaucoup se sont cachés dans l’ombre par peur du rejet. Dans ce “vide créateur”, maintenant, il est de notre responsabilité de sortir de l’ombre et d’exprimer nos idées. Le mot d’ordre : Oser. A défaut, d’autres sortiront leur propre agenda, avec des propositions plus égoïstes qu’altruistes.

En physique quantique, on parle de champs de potentialités. Nous serons bientôt amenés à choisir la meilleure potentialité pour construire un monde nouveau. Les anciennes méthodes ne fonctionnent plus. Il nous faut du neuf.

Il est dès lors temps de se reconnaître co-créateur de ce monde en devenir. Une création collective qui commence d’abord par une question à soi-même : quel est le monde que je veux pour moi et mes enfants et suis-je prêt à le vivre MAINTENANT ? L’engagement, notre engagement à construire ce nouveau monde est certainement la décision personnelle la plus importante dans les mois à venir.

Il nous appartient de sortir de l’esclavage dans lequel nous étions confiné (oui, même avant le confinement virus) et de nous reconnaître libre de choisir le monde que nous souhaitons. Nous quittons un monde paternaliste (j’attends qu’un autre fasse pour moi) pour un monde fondé sur la conscience responsable et créatrice. L’adolescence est terminée. Nous devons maintenant sortir du nid et compter d’abord sur nos propres forces. Cela signifiera faire preuve d’autonomie, de débrouillardise et de courage. Au final, cette épreuve dans la transition nous rendra beaucoup plus fort. Un animal sauvage est plus fort qu’un animal domestique car il sait trouver par lui-même sa nourriture et reste confiant du lendemain sans savoir ce qu’il adviendra.

Dans mon parcours psycho-spirituel, je me suis préparé à ce changement depuis longtemps déjà. Je compte bien participer concrètement à la construction de ce nouveau monde que je veux plus solidaire, plus équitable et plus respectueux de Mère nature.

Auteur : Xavier Denoël

Formateur, Coach, Psychothérapeute, Médiateur